Dans quel monde vivons-nous ? Dans quelle France vivons-nous ?
Lundi, 4. 05. 2009 – Catégorie: Information
Par JACQUES TARNERO
Dans sa « lettre à la jeunesse » publiée en 1897, en pleine affaire Dreyfus, Emile Zola interpelle la jeunesse de France. Il lui dit qu’elle se trompe de combat en désignant Dreyfus comme un traître, car c’est la haine de l’idée d’humanité qui conduit les antidreyfusards et non pas la quête de vérité ou la défense de l’honneur. Il n’y eut pas beaucoup de nouveaux Zola en janvier 2009, en 2001, pour dire à la jeunesse qui défilait dans les rues de Paris qu’elle se trompait elle aussi de combat, qu’elle ne manifestait pas pour la défense de l’opprimé contre l’oppresseur, pour la défense de la victime contre le bourreau mais qu’elle était manipulée par une effroyable imposture, par une perversion de l’histoire qui retournait la vérité en son contraire. En brandissant des drapeaux du Hamas les jeunes qui défilaient, faisaient le choix de la servitude volontaire célébrant une idéologie totalitaire maquillée des mots de la justice.
Brandir des banderoles affichant un signe égal entre la croix gammée et l’étoile Juive est un aboutissement, pire, la victoire posthume du nazisme. Une boucle semble se boucler. Il n’est plus nécessaire aux antijuifs de dire que les chambres à gaz seraient une imposture pour diffamer les juifs. Ceci a un avantage immédiat : il corrige cette erreur tactique du négationnisme. Il n’est plus nécessaire désormais et est même contreproductif. Les antisémites de 2009 disent : oui la Shoah a existé mais ce que les Israéliens ont fait à Gaza est identique, pire que ce que les nazis ont fait aux juifs. Ce moment signe une victoire : celle de l’antisémitisme désormais drapée des oripeaux du droit des peuples autant que celui du progressisme. Celui-ci ne s’embarrasse pas de ses contradictions : en faisant monter Faurisson sur la scène du Zénith, Dieudonné disait deux choses à son public : 1, la Shoah n’a pas existé, 2, les juifs sont les nazis d’aujourd’hui. Mais puisque les nazis seraient innocents de leurs crimes (selon Faurisson), les juifs qui sont les nouveaux nazis seraient donc des personnes respectables, or cette conclusion ne semble pas correspondre au projet de Dieudonné. Mais ceci importe peu à « la judéophobie des modernes » pour reprendre le titre de la grande étude de Pierre André Taguieff. Peu importe les contradictions internes des passions antijuives : elles font feu de tout bois.
En 60 ans, la sympathie portée aux victimes du nazisme et à l’Etat où vivent, entre autres, des victimes du nazisme, cette sympathie s’est renversée. L’Etat juif serait devenu nazi et ferait subir aux palestiniens ce que les nazis ont fait subir aux juifs. Symétriquement les palestiniens, victimes de ces nouveaux nazis, seraient devenus leurs juifs. Voilà une identité et un statut qui ne devrait pas plaire à Hadj Amin El Husseini, grand muphti de Jérusalem ni à son mentor Adolf Hitler. Le moment présent met en scène, en France, en Europe et dans le monde l’écho de ce renversement : c’est au nom de l’antifascisme qu’Israël est dénoncé. En 60 ans, le statut symbolique du juif et d’Israël a muté : il est passé de la case « victime – résistant » à celle « d’occupant – bourreau ». L’usage du signifiant « sioniste » donne à la haine des juifs de sa vertu. En 2001, au cours de la conférence de l’ONU à Durban en Afrique du Sud, qui devait statuer sur l’état du racisme dans le monde, c’est bien au nom de l’antiracisme et de l’émancipation des peuples que furent criés des « mort aux juifs » et c’est sans doute au nom des Lumières que furent distribués des tracts à la gloire d’Hitler. Ce renversement de la raison a une histoire, des étapes, et le moment présent qui voit s’afficher le signe égal entre la croix gammée et l’étoile Juive n’est pas née en un jour. Il est important d’en suivre les traces.
Généalogie (récente) d’une (vieille) haine
Le 3 octobre 1980 une bombe explose devant la synagogue de la rue Copernic faisant quatre victimes (trois français et une israélienne) et une vingtaine de blessés. Le Premier ministre, Raymond Barre condamna la bombe qui visait des juifs et tua en fait des « français innocents ». Le crime fut dans un premier temps attribué à l’extrême droite car l’époque avait vu fleurir un certain nombre de groupuscules néo-nazis. Plusieurs manifestations « contre le fascisme » sont organisées dans les jours suivants, dont l’une rassemble 200 000 personnes à Paris le 7 octobre. Après près de 30 ans de fausses pistes, l’auteur présumé de cet attentat, Hassan Diab, un Libano Canadien de 54 ans d’origine palestinienne, a été arrêté en novembre 2008 au Canada, sur mandat d’arrêt international de juges français.
Le 9 août 1982, rue des Rosiers, un commando attaque le restaurant juif Goldenberg, faisant six morts et vingt-deux blessés. La condamnation de l’attentat sera tempérée par le climat d’hostilité anti-israélienne provoqué par la guerre du Liban. Attribué au groupe dissident de l’OLP d’Abou Nidal (Sabri Al Bana), les coupables ne seront jamais retrouvés. Recherchée par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière pour l’attentat contre le restaurant Goldenberg, la faction extrémiste palestinienne serait responsable de l’attaque d’une école juive à Anvers en 1980, d’une synagogue à Vienne en 1981 ou encore de l’assassinat de l’ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov, en septembre 1982, donnant au gouvernement israélien un prétexte pour envahir le Liban afin de déloger l’OLP. Des représentants « modérés » de l’OLP, comme Ezzedine Kalak à Paris, Said Hamami à Londres en 1978, Kamal Hussein à Rome en 1982 et Issam Sartaoui au Portugal en 1983, ont aussi été assassinés par les groupes d’Abou Nidal. Les massacres de Sabra et Chatila commis en septembre 1982 par les phalangistes libanais contre les camps palestiniens, seront attribués sans discernement à la responsabilité d’Israël. L’écho de ces massacres va progressivement attenter à l’idée de la « guerre propre » menée jusqu’à ce jour par Israël. Jean Genet dans un célèbre texte « quatre heures à Chatila » sera l’un des principaux contributeurs de la criminalisation d’Israël. Genet y ajoute la part de « laideur » dont Israël serait structurellement responsable. Cette diffamation intellectuelle s’inscrit dans le grand mouvement idéologique de la gauche radicale qui fait d’Israël sa cible privilégiée.
L’extrême gauche voit en Israël la figure aboutie de « l’impérialisme » dont les palestiniens seraient les derniers combattants révolutionnaires. C’est l’aboutissement d’une double construction idéologique née depuis la guerre d’Algérie puis celle du Vietnam : Israël = oppresseur = impérialisme = Massu = Pied Noir tandis qu’une autre équivalence s’installe : Palestine = Algérie = Vietnam = Guevara = Résistance = fedayin. L’Europe de l’après 68 est en manque de nouvelles mythologies politiques, le conflit israélo-arabe va leur trouver un nouveau théâtre d’épanouissement. En 1982, avec la première guerre du Liban c’est la première bouffée délirante de confusion lexicale : « les palestiniens dans Beyrouth comme les juifs dans le ghetto de Varsovie » titre Témoignage Chrétien. Les palestiniens seraient de nouveaux juifs victimes d’Israéliens pas encore nommés nazis. Cela ne tardera guère.
Le moment de l’extrême droite
Dans les années 80-90 la scène politique nationale est perturbée par l’émergence de l’extrême droite et du Front National. Les positions xénophobes et les déclarations racistes de son Leader Jean-Marie Le Pen rassemblent plus de 15% d’opinions favorables.
Le Front National devient un acteur incontournable soit comme repoussoir soit comme allié électoral. L’époque est à « l’antifascisme » rhétorique et bien évidemment c’est l’extrême droite qui est désignée comme inspiratrice de la profanation des tombes juives du cimetière de Carpentras le 9 mai 1990. Le simulacre d’empalement d’un cadavre déterré mobilise les émotions et c’est près de cent mille personnes auxquelles se joint le Président de la République François Mitterrand qui défilent entre la République et la Bastille, à Paris pour dire leur indignation. Après plusieurs années de fausses pistes, l’arrestation en 1996 des profanateurs confirmera leur idéologie néo-nazie.
De nouveaux enjeux
Simultanément, c’est sur un autre terrain, celui des enjeux de mémoire, que les nouvelles cartes idéologiques vont être redistribuées. Elles auront aussi leurs effets pervers. Quand en 1989, « Shoah » le film de Claude Lanzmann sort sur les écrans, la France émerge à peine d’une grande période de confusion mémorielle. En 1980, un professeur de littérature, robert Faurisson, affirme sur Europe1 que la « prétendue existence des chambres à gaz » est un mensonge juif destiné à escroquer les palestiniens. Le négationnisme fait son irruption en France. Loin de provoquer un rejet ou un inintérêt, l’action négationniste provoque débats et polémiques. Au nom de la liberté de parole, Faurisson trouve des alliés inattendus auprès des libertaires. Bien pire, ce sont d’anciens anarchistes regroupés autour de la revue la Vieille Taupe qui soutiennent les thèses négationnistes. La rencontre entre l’extrême droite et l’ultra gauche trouve ses premiers ancrages. La première riposte est médiatique : un feuilleton américain « holocauste » vient raconter à la télévision le destin tragique d’une famille juive en Allemagne des années 30 à 1945. Cependant toute une école de pensée regroupée autour du label « nouvelle droite » tente de réécrire l’histoire de la seconde guerre mondiale. Louis Pauwels, proche de la Nouvelle Droite, écrit dans le Figaro magazine dont il est à l’époque le rédacteur en chef, « il y a holocauste et holocaustes » à propos du bombardement allié sur Dresde. Le double mouvement de la nazification d’Israël (par le gauchisme) et la mise en cause de la réalité de la Shoah (par Le Pen et l’extrême droite) vont éroder l’usage éducatif des commémorations. Un répit relatif va être apporté à Israël par les accords d’Oslo tandis que sur le front de la mémoire les procès Barbie, Touvier puis enfin Papon vont forcer la conscience nationale à regarder le passé en face. En 1995, le Présidant Chirac est le premier Président de la République à reconnaitre la responsabilité de la France à avoir commis « l’irréparable ». En une vingtaine d’années, la République accomplit un considérable travail de mémoire sur ses responsabilités, ses lâchetés, ses complicités y compris celles de son défunt Président de la République.
Mais depuis à peu près vingt ans, un autre mouvement s’est amorcé et c’est une autre inflation mémorielle qui a submergé l’espace public avec des productions de qualités variables et ses effets pervers. Ce sont d’autres revendications de reconnaissance qui sont apparues : la concurrence des mémoires autant que celle des victimes a rajouté une autre couche au face à face que la France entretient avec son passé. Des initiatives diverses, souvent animées de projets très éloignés d’un souci de vérité historique ont recherché à instrumenter le passé pour en faire une arme politique. Et c’est ainsi que de nouveaux indigènes seraient apparus dans la République.
S’autoproclamant esclaves, battus, offensés et humiliés de toute éternité dans une France perpétuellement esclavagiste et colonialiste, ils accusent, dénoncent à tout va celles et ceux qu’ils estiment être leurs ennemis, eux-mêmes reconduits de génération en génération. D’autres lois dites « mémorielles » se sont ajoutées à notre appareil législatif et judiciaire. La loi dite Taubira (2001), du nom de son initiatrice, donne à l’esclavage et à la traite négrière le statut de crime contre l’humanité et instaure une journée de commémoration autant que l’obligation de son enseignement par l’éducation nationale avec cette particularité notable qui limite la pratique esclavagiste à la seule Europe. La communautarisation des mémoires coïncide avec l’ethnicisation des rapports sociaux. L’humoriste Dieudonné bascule de l’antiracisme vers l’antisémitisme sans ambages en dénonçant les juifs come autant de responsables de la traite négrière « reconvertis dans la finance ». Cet itinéraire intellectuel confirme à nouveau la confluence des extrêmes déjà apparue dans le fait négationniste.
Oslo ou l’illusion de la paix
Dans le même temps les accords d’Oslo, puis la signature à Washington (13 septembre 1993) du protocole d’accord entre Israël et l’OLP permet un apaisement du Proche-Orient dont l’écho permet lui-même un apaisement des relations inter communautaires en Europe et en France. Ce répit sera de courte durée. L’assassinat le 4 novembre 1995 d’Itzhak Rabin, Premier Ministre d’Israël, par un étudiant juif de l’extrême droite religieuse autant que la reprise des attentats palestiniens au cœur des villes d’Israël, anéantissent les espoirs de paix. La seconde intifafada qui démarre en septembre 2000 va voir se développer une très grande vague de violences antijuives en France et en Europe. Pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale des synagogues sont attaquées et incendiées.
C’est un mouvement de masse qui affecte la jeunesse issue de l’immigration maghrébine qui s’identifie à la jeunesse palestinienne. Inspirée par un discours médiatique irresponsable autant que par des choix d’images de télévision, la compassion spontanée va pour les victimes apparentes de ce conflit présenté comme la lutte de « jeunes lanceurs de pierre » contre des « robocops israéliens surarmés ». Rapidement, d’autres glissements symboliques s’opèrent : les gamins palestiniens sont désignés comme les victimes innocentes de la brutalité féroce des Israéliens. La célèbre image de la mort (supposée) du petit Mohamed Al Durah dans les bras de son père en septembre 2000 est assimilée par une éditorialiste d’Europe1 à l’autre célèbre image du gamin juif en culotte courte mis en joue par un SS à Varsovie. Une première boucle est bouclée : Israël est coupable par nature et les juifs sont les agents (par procuration) de cette culpabilité. Pendant plusieurs mois, des incidents, des agressions verbales ou physiques vont se succéder. Dans les lycées et collèges, le « juif » est la cible des railleries, insultes. Il devient très difficile pour un élève juif d’être scolarisé en « banlieue ». Cette montée banalisée de l’antisémitisme va de pair avec une affirmation identitaire islamique de plus en plus revendiquée et assumée. Les diverses affaires du voile islamique puis en réponse, la loi de la défense de la laïcité sur le port des signes religieux à l’école vont radicaliser les tensions communautaires. La République peut bien dénoncer le « communautarisme » croissant, celui-ci s’affirme de plus en plus comme la marque revendiquée d’une identité qui peine à s’intégrer et à trouver ses marques.
L’islamisme à l’œuvre
En janvier 2002, un journaliste américain du nom de Daniel Pearl est envoyé par le Wall Street Journal au Pakistan pour mener une enquête sur Richard Reid, un terroriste d’Al-Qaïda, qui avait tenté de faire sauter un avion avec une bombe dissimulée dans ses chaussures. Le 23 janvier 2002, alors qu’il devait interviewer un chef terroriste présumé, Daniel Pearl est enlevé par un groupe dirigé par un djihadiste nommé Omar Sheikh. Des photos de Pearl enchainé et menacé par un pistolet furent diffusées sur le net. Il n’y eut aucune réponse au chantage des terroristes, que ce soit de la part du journal, ou de sa femme Marianne qui était enceinte de leur premier enfant. Six jours plus tard, Pearl fut égorgé et décapité après avoir dit ces mots face à la caméra : « Mon père est juif, ma mère est juive, je suis juif ». « Près de la ville de B’nai Braq en Israël, il y a une rue qui porte le nom de mon grand père Haim Pearl qui est un des fondateurs de la ville. »
Que peut-on espérer de plus sinon une caution juive à la propagande des Hamas et autres Hezbollah. Il faut croire qu’elle fonctionne bien et que les « idiots utiles » sont désormais inutiles puisque de Malmö à Barcelone en passant par Genève ou Bruxelles, des dizaines de milliers de personnes ont communié dans la même mécanique. Ainsi, la Catalogne a refusé de commémorer la journée de la Shoah, prenant prétexte de l’action d’Israël à Gaza.
Qu’est-ce que ce refus symbolise ? Au-delà de sa dimension grotesque, la confluence des marxistes avec les islamistes met en scène une alliance terrifiante : deux modes de pensée totalisants sinon totalitaires progressent dans les esprits des foules. Parés des oripeaux de l’émancipation des humiliés, ils substituent l’émotion des images à la réflexion des faits. La raison semble avoir déserté les cervelles de l’extrême gauche et c’est un cauchemar digne de Goya qui se construit sous nos yeux.
Les manifestations de janvier 2009 à Paris vont rassembler toutes les haines antijuives et anti-israélienne additionnées : gauche radicale, gauchistes, islamiste variés, écologistes, négationnistes, « tribu K » et autres « damnés de l’impérialisme ». Ses effets ne se font pas attendre : il devient difficile d’être juif en banlieue ou d’émettre un point de vue critique sur le discours commun dominant dans la salle des profs du bahut. Il faut bien dire que les lieux on l’on pense contribuent à ce formatage intellectuel : la très radicale chic émission de Frédéric Taddeï, « ce soir ou jamais », fait table ouverte à Tariq Ramadan et Houria Bouteldja, des indigènes de la République, tandis que Marc Edouard Nabe et la même Houria animent les débats de Frantz Olivier Giesbert. L’avenir est radieux pour les Rouges-bruns-verts. Jean Edern Hallier a trouvé de dignes héritiers. Si le Hamas est devenu l’inspirateur de la pensée radicale alors sa défaite n’est pas consommée, bien au contraire. Il y a urgence à construire un front de démocrates contre le nouveau visage de ce nouveau fascisme.
En guise de conclusion provisoire
L’horreur du crime d’Ilan Halimi s’est déroulée en France, non pas au Pakistan, non pas en Irak, pas en Afghanistan. Un film d’Ingmar Bergman, « l’œuf du serpent » raconte fantastiquement ce processus de décomposition sociale, morale et politique dans l’Allemagne des années 30. On sait ce qu’elle engendra. Une lettre récente de l’animateur de télévision, Arthur, publiée dans le Monde du 8 février rapporte l’invraisemblable haine publique dont il est l’objet et ceci parce qu’il est juif.
Que se passe-t-il en France ? Que se passe-t-il en Europe ? Un nouveau monstre est-il en train de couver ? Y aurait-il un nouvel œuf de serpent prêt à éclore ?
Sources : SPCJ
Tags: antisionisme, islamisme, négationnisme
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juillet 14th, 2009 at 18:56
C`est terrible c`est hallucinant les francais que dis je les occidentaux ne reflechissent plus .
Termine la necessaire analyse la reflexion sur les faits pour pouvoir avoir un avis sur un sujet.
Il n`existe plus que la reaction immediate a l`emotion vehiculee par les`images ou les reportages faits justement pour manipuler les esprits
Personne ne fait plus l`effort de reflechir de prendre un minimum de distance avec les images .
Comme si le trop plein des images deversees chaque jour par le petit ecran empechait trop de nos concitoyens de reflechir et de ne pas immediatement se laisser prendre aux reportages ne faisant appel qu`a l`emotion et puis vite on change de sujet .
Un nouveau sujet faisant oublier le precedent .
Mais toujours en filligrane les memes messages idiots mais repetitifs comme un veritable bourrage de cranes vieille technique empruntee a l`ancienne URSS Israel nazi colonisateur ou Bush nazi capitaliste etc…
Comme si nos jeunes d`origine immigree ou non d`ailleurs ne connaissaient plus la difference entre le bien et le mal mais juste ce que leur serine la tele.
Foutus teles foutus journaleux qui savent trop bien manipuler les esprits .
Le laxisme du socialisme communisme melange a la culture 68 arde de l`interdiction d`interdire ou de jouir vite et sans entrave nous a donne des generations de paumes d`handicapes de la reflexion .
Pas mal non 80 % de recus au Bac avant le rattrapage cette annee ……
Effrayante societe apocalyptique ou regne une totale inversion des valeurs ou le mal devient le bien ou le bourreau reussit a se faire passer pour la victime ou les pires ideologies totalitaires se cotoient se rencontrent creent meme des alliances et toujours l`horrible bete immonde qui eclot du chaos de la perte des valeurs de toute une population de plus en plus paumee de plus en plus effrayee par le manque d`avenir.
Et tout ca en plus dans un monde qui devient comme un village en particulier grace a internet ou la moindre image fait en quelques clics le tour de la planete
Les annees 2008 2009 marquant une acceleration dans ce chaos qui surfe allegrement sur la crise financiere sont detestables a vivre pour une personne un tout petit peu raisonnable .
Il ne manquait plus que ce traitre de cryptomusulman « pacifiste » d`Obama a la tete de l`Occident qui fait ami ami avec les pires dictatures.
Oui je crois qu`on est en train d`assister a l`eclosion d`un oeuf monstrueux d`un serpent a trois tetes verte brune et rouge .