Par JACQUES TARNERO

Dans sa « lettre à la jeunesse » publiée en 1897, en pleine affaire Dreyfus, Emile Zola interpelle la jeunesse de France. Il lui dit qu’elle se trompe de combat en désignant Dreyfus comme un traître, car c’est la haine de l’idée d’humanité qui conduit les antidreyfusards et non pas la quête de vérité ou la défense de l’honneur. Il n’y eut pas beaucoup de nouveaux Zola en janvier 2009, en 2001, pour dire à la jeunesse qui défilait dans les rues de Paris qu’elle se trompait elle aussi de combat, qu’elle ne manifestait pas pour la défense de l’opprimé contre l’oppresseur, pour la défense de la victime contre le bourreau mais qu’elle était manipulée par une effroyable imposture, par une perversion de l’histoire qui retournait la vérité en son contraire. En brandissant des drapeaux du Hamas les jeunes qui défilaient, faisaient le choix de la servitude volontaire célébrant une idéologie totalitaire maquillée des mots de la justice.

NETUREI KARTA, UN GROUPE JUIF ULTRA-ORTHODOXE PRÔNANT LE DEMANTELEMENT DE L’ETAT D’ISRAEL EST DEVENU EN QUELQUES ANNEES LA CAUTION MORALE DE CEUX QUI DIVULGUENT LA HAINE ANTIJUIVE SOUS COUVERT D’UNE CRITIQUE RADICALE DU SIONISME.

En politique, disait Tocqueville, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés. Chez nous, c’est avec stupeur qu’on assiste régulièrement à d‘étranges ballets d’alliances entre extrémistes de tout bord. Skinheads de la Droite Socialiste et suprémacistes noirs recyclés dans le MDI, fondamentalistes musulmans du PMF et négationnistes notoires; la liste des « amitiés » inattendues est aussi longue que grotesque.

Si l’alliance des extrêmes a l’avantage de renforcer leur capacité de propagande – heureusement très limitée dans les médias conventionnels – elle a néanmoins l’immense inconvénient de révéler de façon indiscutable le point de convergence des haines communes, à savoir dans le cas présent la haine des « sionistes », comprenez les Juifs.

En conséquence, lorsque ces réseaux sont taxés d’antisémitisme, les déclarations de bonne foi ont beaucoup de peine à dissimuler l’évidente clarté des faits. Il fallait trouver une solution. [...]

Antisémitisme, antisionisme, anti-israélisme

Lundi, 23. 03. 2009  –  Category: Information

PAR BENJAMIN LACHKAR

Fin Avril 2009 se réunira la « Durban Review Conference » ou Durban 2, la conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme. La précédente conférence de Durban, en Août 2001, avait dégénéré en manifestation de délire antisémite au nom de l’antiracisme et tout indique que cette nouvelle édition ne dérogera pas à la règle. Les défenseurs de ces conférences affirment cependant qu’ils ne font que s’opposer au sionisme et dénoncent l’amalgame qui serait fait, selon eux, entre antisionisme et antisémitisme.

C’est pourquoi il est important de bien préciser les termes et d’éviter les confusions auxquelles les antisémites se prêtent pour influencer les esprits pourtant les moins enclins à la haine antijuive. En théorie, antisionisme et antisémitisme sont effectivement deux concepts distincts. On peut être opposé à l’idée d’une nation juive indépendante sans porter le moindre sentiment d’hostilité aux Juifs. Il existait ainsi un courant qui pensait que le génie juif s’exprimait au sein des Nations qui accueillaient le peuple d’Israël, et que la création d’un Etat juif ferait disparaître cette voix particulière.


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